N°132 - L'amour au clair de lune

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La plage était devenue déserte. Toute la journée, nous nous étions promenés, les doigts étroitement entrelacés, comme si nous pressentions que le moment de se quitter serait un véritable déchirement.

Nous n'arrivions plus à parler. Seuls nos yeux se cherchaient...Nous n'avions plus qu'une pensée : nous aimer une dernière fois avant de se quitter...

Je m'étais assise sur le coin d'un rocher, arrondi par les vagues, depuis des années...Tu t'étais assis derrière moi, me prenant dans tes bras, et je sentais ton souffle dans mes cheveux qui me grisait. Lentement, le soleil nous quittait, parant d'or et de lumière une dernière fois l'océan, l'embellissant  encore avant que la nuit sur lui ne se referme.

La tête blottie contre ton torse, je me retenais de pleurer. J'ai toujours détesté les adieux et celui-ci me semblait terriblement dur à accepter. Nous avions passé trente jours à être ensemble, à nous promener, à nous aimer. Le sable portait encore l'empreinte de nos corps entrelacés...Mes lèvres avaient encore le goût de ton dernier baiser...Je sentais ton coeur battre plus fort. Le temps sur nous glissait si vite.  

Doucement, je m'étais retournée vers toi, cherchant cette bouche qui me rendait folle. Nous savions que nous ne nous reverrions plus.  Demain, je repartirai en France, me retenant pour ne pas te demander devenir me rejoindre. Je savais combien étaient fugitifs ces amours de vacances.

Tu me fis glisser sur le sable, étendis sous moi ta veste de lin, sans te préoccuper de la salir. Je sentais opérer la magie de tes mains sur mon corps encore chaud du soleil dont je m'étais une dernière fois imprégnée. Je n'avais pas envie de te résister. Ma faim de refaire l'amour une dernière fois avec toi me taraudait. Quand tes lèvres descendirent sur la pointe de mes seins, je n'ai pu m'empêcher de gémir. 

Grace à l'obscurité,  nous avions retiré nos vêtements. Nos corps se frottaient avec frénésie. Nos langues dansaient une affolante sarabande, laissant filtrer nos gémissements de plaisir, dans la nuit. Tu m'avais obligée à me mettre debout, adossée au rocher, encore pantelante de désir sous la fougue de tes baisers. Sous la fraîcheur du rocher, mon corps tremblait mais c'était d'émotion, avide de faire une fois encore, l'amour avec cette passion que je n'avais jamais découverte avec un autre garçon...

Tu étais le désir et le plaisir incarnés et moi, cette sirène blonde, venue du bout du monde,  dont le regard d'azur t'avait troublé et le sourire t'avait fait succomber. Nos corps devenus déchaînés, se cherchaient, s'excitaient, se frottaient. Mes doigts te caressaient, comme pour m'imprégner de toi, une dernière fois. 

Ma bouche était devenue brûlante à force d'être embrassée et ma langue avide  de t'offrir un dernier moment plaisir. Je glissais le long de ton corps, m'agenouillant, laissant mes ongles lentement glisser le long de tes cuisses musclées. Sous mes mains, tes fesses avaient frémi, ton sexe s'était dressé, à nouveau vigoureux et hardi, cherchant déjà à glisser dans la moiteur de mon entrecuisse.

Je t'avais repoussé, prenant dans ma paume, ta belle queue dressée, glissant voluptueusement ma langue sur ton gland enfiévré...Ta queue avait un goût de sel marin. Je la reléchais avec application, tournoyant autour pour faire monter ton désir d'un nouveau cran, puis te pris dans ma bouche, faisant glisser ton gland gorgé d'impatience entre mes lèvres impatientes. Tu pénétras en moi lentement comme pour marquer ce moment dans ton corps et ton esprit, à jamais. Puis tu te mis en mouvement, faisant des vas et viens marquant parfois un temps d'arrêt pour calmer ton désir, puis tu reprenais ce savoureux mouvement pendant que j'aspirais ton gland, avec frénésie.

 Puis tu te retiras, me fis m'allonger sur ta veste, prenant plaisir à me faire languir d'impatience. Glissant ta main au creux de mon intimité, tu eus un sourire. L'intérieur de mes cuisses était brûlant. Les lèvres de ma chatte, gorgées et trempées de cyprine. N'en pouvant plus d'attendre, j'ai murmuré d'une voix rendue rauque de désir :

- Prends moi ! Maintenant !

 
Tu t'étais exécuté, glissant dans mon fourreau de soie incandescente, laissant échapper un gémissement de plaisir. Nos corps s'entremêlèrent, emportés dans un sauvage embrasement. En cet instant, plus rien ne compta que ce désir qui montait au fond de nous, que cette recherche effrénée de nos sens soudain pris de folie. Nous étions devenus indifférents au danger autour de nous. Seul comptait pour nous, de faire une dernière fois l'amour ensemble...Mes jambes se relevèrent sur tes hanches, m'agrippant à toi, m'empalant vigoureusement sur ton membre dressé, jusqu'à ce que le plaisir m'emporte si fort que je  criais ton nom...Ce fut comme si je t'avais fouetté. En quelques coups de reins nerveux, à ton tour, tu crias mon prénom, me serrant à m'étouffer, laissant ton plaisir exploser, à son tour, au fond de mon ventre accueillant.


Nous sommes restés longtemps, silencieux, immobiles, blottis nus, l'un contre l'autre, écoutant les vagues danser et mourir à nos pieds, doucement...Te souviens-tu de la plage d'Alicante où nous nous sommes aimés ? Tu t'appelais Juan...

26/9/07 

Marie Ange