N°344 - 7 ans plus tard...

Publié le par Erotica51

IL Y A DEJA 7 ANS


C’était il y a déjà 7 ans. Nous étions sortis ensemble. J’étais encore fragilisée par le décès de ma fille ; Toi, tu avais juste envie de t’amuser venant de retrouver ta liberté. Combien de temps notre histoire a-t-elle duré ? Je ne m’en souvenais plus. Etais-ce si important finalement ? Tu t’amusais et moi, peu à peu, de toi, je m’étais détachée sans que tu t’en rendes compte.

Je restais souvent éveillée la nuit. Ou cette histoire allait elle nous mener ? Cela avait été fulgurant, imprévisible, entre nous, un de ces coups de foudre comme il en existe tant. Ton meilleur ami nous regardait avec envie. Il s’en allait dans le midi, pour se rapprocher de ses enfants.

Etrange comme notre rencontre s’était déroulée. C’était au cours d’un pot d’adieu. J’avais eu du mal à me décider d’y aller ; je n’ai jamais aimé les adieux. Depuis quelques mois, je vivais, seule, en pointillé, presque indifférente au monde qui m’entourait. J’avais un tel besoin d’aimer et d’être aimée que cela m’étouffait. Mais les hommes ne pensent souvent qu’à s’amuser sans se fixer, papillonnant étourdiment alors je refermais la porte doucement et m’en allais.

Je t’observais. Tu sortais de plus en plus. Tu revenais quand tu en éprouvais le désir souvent à des heures tardives. Je n’ai jamais su faire l’amour sur commandes. De toi, pourtant, je me lassais et me détachais sans que tu en prennes conscience. Peu à peu, je laissais le téléphone résonner dans le vide quand tu appelais. A quoi bon te répondre ? le fossé entre nous s’était si bien élargi qu’il ressemblait à un gouffre profond.

Je ne t’écrivais plus non plus. J’aimais à cette époque faire mon jogging sous tes fenêtres et te glisser un petit mot tendre puis repartais le cœur léger, sachant qu’au soir tu m’appellerais. Je cessais mes messages. Tu ne t’en rendis pas compte. C’est donc q’ils n’étaient pas à te yeux importants, un peu comme notre relation.

J’étais fatiguée de répondre « présente » dès que tu te rappelais que j’existais. J’étais fatiguée de te voir faire la fête sans arrêt. L’alcool n’était pas la solution à tes problèmes mais tu ne t’en rendais pas compte. Tu n’étais pas un homme méchant, juste perturbé par ta soudaine liberté et tes copains célibataires encore à un age ou ils auraient du se retrouver en couple. Peu à peu, je ne supportais cette odeur alcoolisée que tu ramenais.

Perdu dans un monde de beuveries, tu te détruisais lentement et je te regardais, impuissante à t’aider. Nous avions fait l’amour une dernière fois ensemble. Tu ignorais encore que notre relation prenait fin. Tu ne t’es même pas rendu compte que dans tes bras, je pleurais ; Notre histoire se terminait par le mot « fin ».

Pourtant je me devais d’avancer malgré notre échec. Je me noyais dans le travail. J’avais tellement donné dans cette relation que mon cœur était en miettes ; J’étais vidée de toute énergie ; désabusée ; épuisée. C’était terminé.

Le temps avait fait son œuvre, te chassant doucement chaque soir de mes pensées. Puis un beau jour, je t’avais complètement oublié. J n’éprouvais ce besoin vital de te revoir ni de t’appeler. Tu m’étais devenu indifférent…Nos chemins s’étaient séparés définitivement. Du moins je le croyais sans imaginer un instant que ......


à suivre

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Emmanuel 15/09/2008 22:05

a bientot pour la suite

Erotica51 16/09/2008 23:32


je la mettrai demain Emmanuel...

Bisess

Marie